Histoire

Saint Godard

Il aurait été le premier franc à occuper le siège épiscopal de Rouen en 489. Né à Salency près de Noyon en 448, son frère aurait été l’évêque de la ville, Saint Médard. Avec Saint Remi de Reims, il aurait participé à la conversion de Clovis et assisté à son baptême à Reims en 496. Il aurait participé au concile d’Orléans en 511 et sacré l’évêque de Coutance, Saint Lô. Probablement mort en 525, il aurait été inhumé dans l’église qui porte aujourd’hui son nom.

 

Histoire de l’édifice

Eglise de fondation ancienne, elle se situait à l’origine à l’extérieur de la ville, avant la construction des remparts du XIIe siècle.

Des textes laissent à penser que jusqu’à la fin du XIe siècle, l’église était dédiée à Saint Romain, évêque de Rouen au VIIe siècle. Le corps de l’évêque y fut en effet enterré en 639, avant d’être transféré à la cathédrale en 1090 par l’archevêque Guillaume Bonne Ame. L’église reçut alors un nouveau vocable. On pensait alors que la tombe de Saint Godard se trouvait elle aussi dans l’église, celle-ci reçut tout naturellement ce nouveau patronage.

 

Lors à la construction du château Bouvreuil sous Philippe-Auguste après la conquête de la Normandie en 1204, l’église Saint-Godard devient la paroisse du nouveau siège du pouvoir royal qui succède au pouvoir des Ducs de Normandie.

 

L’église fut détruite par un incendie en 1248. Reconstruite, elle fut modifiée, agrandie à plusieurs reprises ensuite. L’église que l’on peut aujourd’hui admirée fut construite essentiellement au XVIe siècle. La tour fut elle terminée en 1613, mais la flèche qui devait la terminer ne fut jamais construite.

 

L’église présente un plan formé de trois nefs. Les vaisseaux sont séparés par de très hautes arcades soutenues par de fin piliers, donnant une grande unité à l’espace. Le collatéral gauche fut rebâtit en 1527-1529, celui de droite en 1534.

Les vaisseaux sont couverts de voûtes en bois, celle de la nef centrale est percée de fenêtres. Une crypte existe à l’extrémité du bas-côté nord, sous la chapelle Saint-Romain, elle fut entièrement refaite au XVIe siècle.

En 1562, l’église fut mise à sac par les Huguenots, comme beaucoup d’églises de Rouen.

 

Au XVIII siècle, le « prêtre, clerc matriculier » était François Farin, célèbre historien rouennais.

 

Après le Révolution, la paroisse fut conservée, mais supprimée pendant la terreur. Le Concordat, en 1802, ne la retint pas comme paroisse. Le culte reprit en 1806, comme succursale de la paroisse Saint-Patrice. La paroisse fut rétablie en 1829.

 

 

 

Parmi le mobilier, il faut noter, dans la chapelle de la Vierge, extrémité du collatéral droit, le cénotaphe de Charles et Pierre de Becdelièvre, seigneurs d’Hocqueville et Marquis de Quevilly du XVIIe siècle.

 

L’hôtel des Hocqueville se situe non loin de l’église, il abrite aujourd’hui le Musée de la Céramique.

 

Le maître-autel fut réalisé par le sculpteur Jean Racine en 1655-1657.

 

Les trois cloches de l’église furent bénies en 1765.

 

 

 

Le culte y est célébré les 1er et 3ème samedis de chaque mois, à 18 heures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

© 2010