GRAND ORGUE

Historique

L’abbatiale St Georges de St Martin de Boscherville s’est dotée d’un orgue en 1627. Il était certainement situé dans un des transepts et n’apparaissait pas sous la forme actuelle : le buffet comportait la partie centrale du buffet actuel (la tourelle centrale et ses quatre compartiments en plates-faces).Cet orgue était doté d’un seul clavier et de neuf jeux.

 

En 1733, deux tourelles furent ajoutées de chaque côté du buffet, et l’orgue était positionné sur la tribune actuelle dans la nef. L’orgue n’a pratiquement pas évolué depuis cette date : il était alors composé de 2 claviers (Positif et Grand-Orgue), auxquels il a été très certainement ajouté un clavier de Récit. L’orgue contenait alors une quinzaine de jeux.

Un relevage a été effectué en 1875, puis, l’orgue a été abandonné jusqu’à sa dernière restauration de 1993 par la manufacture d’orgues Bernard Aubertin. Il faut donc ne pas oublier que l’esthétique sonore de l’orgue a fort heureusement échappé à la vague Romantique du XIX° siècle.

Restauration

 

En 1983, l’orgue a été classé parmi les monuments historiques par le ministère de la culture. Marcel Degrutère, historien, avait en effet découvert cet orgue en 1979. L’orgue n'était en ces années-là qu’un amas de tuyaux écrasés dont le buffet était barbouillé de peinture. Un architecte voulait même débarrasser l’abbatiale de ce « si vilain meuble qui cachait la superbe façade romane nouvellement rafraîchie. »

 

 

En novembre 1983, Jacques Merlet organise une émission spéciale sur l’orgue produite sur France Musique (Radio Nationale), dans lequel il interviewe Louis Thiry (professeur d’orgue au conservatoire de Rouen) et Philippe Hartmann (Facteur d’orgue havrais).

 

 

En 1984, une association se crée pour restaurer cet instrument ; l'association récolte des dons d'argent et parvient à mobiliser les diverses institutions politiques sur le bien-fondé de la restauration: Neuf ans plus tard, l’orgue a été restauré avec des fonds publics à 80%.

 

 

D’importants travaux de recherche ont été effectués par le facteur d’orgue Bernard Aubertin, chargé de la restauration, afin de trouver la composition de l’orgue tel qu’il était en 1733. Le travail fut difficile car beaucoup de tuyaux avaient été pillés, et, les tuyaux restants étaient tous en mauvais état.

 

 

En 1993, Bernard Aubertin a alors reconstitué un orgue avec des éléments neufs, mais aussi des éléments anciens tels que le sommier, une partie de la tuyauterie et les trois soufflets cunéiformes.

 

 

 

 

 

 

Quelques photographies de l'orgue avant et après restauration...

 

 

 

Composition actuelle de l'orgue (1993)

Postif (48 notes)

Bourdon 8
Montre 4
Nazard 2 2/3
Doublette 2
Tierce 1 3/5
Larigot 1 1/3
Fourniture & cymbale VI rangs
Cromorne 8
Voix humaine 8

Grand orgue (48 notes)

Montre 8
Bourdon 8
Prestant 4
Cornet 5 rangs
Trompette 8
Clairon 4

 

 

 

Récit (25 notes)

Cornet 5 rangs

 

 

 

 

 

Pédalier (27 notes)

Uniquement en tirasse

sur le Grand orgue

Ton si bémol 395,3 Hz à 17°C

Tempérament mésotonique pur à 8 tierces majeures justes

Tremblant doux

Rossignol

Accouplement Pos/GO

 

Vous pouvez télécharger le brochure complète sur le grand-orgue ICI (format pdf, 11,6 Mo)

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